PALMARÈS – Année 2016

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#10 : Apollo Brown & Skyzoo – The Easy Truth

On y est habitué depuis maintenant quelques années, Apollo Brown dispense des petites mixtures que l’on digère sans cesse sans souci. Preuve en est, il propose plus d’un projet par an (cf : l’album d’Ugly Heroes sorti également en 2016). Ici, avec au micro le compère Skyzoo. Exemple de simplicité et pourtant laissant une trace unique, THE EASY TRUTH s’apprécie comme un bon vieux rhum fort en âge.

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Tiers-Monde

#9 : Tiers Monde – No Future

Après un premier essai partiellement accompli (cf: TOBY OR NOT TOBY), la moitié de Bouchées Doubles se lance une deuxième fois dans l’exercice de l’album solo avec NO FUTURE. Plus consistant et surtout cohérent, Tiers Monde semble avoir trouvé son rythme de croisière sur ce projet. Des textes touchants retranscrivant le malaise et l’élitisme lattant de notre société moderne. Cet album fait néanmoins preuve d’optimisme, comme quoi la solidarité n’est pas pour autant morte. Une vraie belle réussite.

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ScHoolboy

#8 : ScHoolboy Q – Blank Face LP

Il est arrivé masqué – une fois de plus – pour tout défouraillé, les dents qui rayent le parquet. Pourtant, une fois n’est pas coutume, ScHoolboy Q s’essaie ici à des exercices plus périlleux, là où on ne l’attend pas. Des prises de risques fortes appréciables et à encourager. Un accès plus difficile au premier abord pour l’auditeur certes mais une empreinte plus marquée sera laissée à long terme. Le rappeur de TDE continue de grandir et sa musique, elle, s’élève vers d’autres niveaux, encore inexplorés.

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#7 : Mick Jenkins – The Healing Component

Avec son premier album Mick Jenkins nous apprend à nous aimer et à aimer les autres. Une fable moderne conté par la voix rauque du prodige de 25 ans. Une faible exposition pour un des plus beaux albums de 2016 qui transforme les essais précédents de Mick. Qui aurait cru que ce bel espoir d’amour nous viendrait de Chicago, l’une des plus violentes villes des États-Unis ?

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#6 : Z-Ro – Drankin & Drivin

La même voix pour la même magie. Chaque nouvel album de Z-Ro s’accompagne toujours de l’excitation d’assister à la genèse d’un héritage qui sera tellement dur, voir même impossible à assumer pour les générations à avenir. DRANKIN & DRIVIN n’invente rien dans les thèmes mais nous enchante toujours et hypnotise son auditoire à l’aide d’une formule proprement unique créée par un artiste devenu légende.

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#5 : PNL – Dans La Légende

Moins d’un an après LE MONDE CHICO les deux frères du 91 battent le fer tant qu’il est chaud en essayant de rentrer DANS LA LÉGENDE. S’éloignant encore un peu plus du rap « traditionnel » (même si ça ne veut rien dire) de leur début (QUE LA FAMILLE puis LE MONDE CHICO), PNL fait le choix d’enfoncer le clou-d rap dans leur identité musical. Un pari qui se révèle largement gagnant. Une nouvelle réussite pour les fans du genre, bien sûr.

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#4 : WestSide Gunn – Flygod

Sans aucune contestation possible ma révélation de l’année 2016 est WestSide Gunn. Un mélange savant d’influences actuelles et d’hommage au passé, tout ça saupoudré de boom-bap bien senti. Ajouter à cela une mythologie d’histoires de rue glaçantes et des références à la série mythique The Wire. On obtient l’un des plus beaux projets de 2016, l’un des plus complets, variés et pourtant cohérents. FLYGOD est une merveille. ENCORE !

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#3 : YG – Still Brazy

En parlant « d’hommage au passé », avec STILL BRAZY YG a redonné vie comme il se doit à la g-funk que l’on n’entendait plus tellement dans les derniers albums westcoast mainstream. Un sous-genre revisité et qui fait hocher la tête sans interruption aucune. Le rappeur de Bompton nous propose un deuxième album, bien plus convaincant que son aîné, au discours gangsta-rap et très chargé en sujets sociétaux et politiques/polémiques. Son single « F*ck Donald Trump » avait allumé les poudres et le feu d’artifice ne semble pas prêt de s’arrêter…

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#2 : Anderson .Paak – Malibu

Anderson .Paak était la révélation de 2015 par l’intermédiaire de COMPTON de Dr. Dre, 2016 aura connu sa confirmation avec l’exquis MALIBU. Dans la lignée de VENICE, le prodige à la voix unique nous conte ses histoires au rythme californien, des ballades comme des récits (bien) plus personnels. En plus d’être un auteur, compositeur, interprète hors pair, le dernier protégé d’André Young est une bête de scène et un incroyable batteur. À voir d’urgence.

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#1 : Kevin Gates – Islah

La première place de ce classement est occupée par ISLAH de Kevin Gates depuis le 29 janvier 2016. Ce choix n’en est pas un tellement c’était une évidence. Après des années de galères, de mixtapes et projets en tout genre, le natif de Baton Rouge propose -enfin- son premier album studio. Et quel album… 15 morceaux sans aucun feat comme pour prouver qu’il n’a besoin de personne et c’est bien le cas. Son timbre de voix, son talent au chant, ses flows. Tout ça offre une variété qui évite tout ennui pendant la globalité de l’album. Depuis le 30 août, l’album est officiellement certifié platine (1M d’exemplaires vendus), Kevin Gates n’a vraiment besoin de personne effectivement…

PALMARÉS – Année 2015

dr-dre-compton#10 : Dr. Dre – Compton : A Soundtrack By Dr. Dre
Pas mal d’autres albums auraient pu occuper cette place… j’ai beaucoup apprécié et écouté ce dernier projet du Docteur. Si je le mets dans mon top c’est que c’est mérité mais aussi et surtout pour rendre hommage à l’artiste qui est et restera l’un des grands noms du hip-hop et de la musique plus globalement. Au revoir et merci pour tout ce que tu as fait pour cet art André.f

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#9 : Freddie Gibbs – Pronto EP
J’en vois d’ici se gratter la tête. Quoi ? Un EP de trois morceaux sur un top de fin d’année ? Trois morceaux que j’ai écouté dès la sortie jusqu’à encore aujourd’hui. « Pronto », « White Range » et « Diamonds »… pas une fausse note, cet EP c’est la perfection. Avec cette place, je récompense aussi en même temps son album Shadow Of A Doubt sorti plus récemment mais comportant quelques déchets. Je souhaitais donc souligner ce mini projet, qui est parfait. Thug life never died n*gga !
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#8 : Ludacris – Ludaversal
Déjà dans mon top de milieu d’année, Ludaversal a réussi à conserver une place dans le top final de l’année. Un retour en force de Ludacris, un retour des méandres, vraiment. Après l’EP Burning Bridges sorti quelques moins auparavant, qui était très prometteur, le rappeur d’Atlanta transforme l’essai et nous livre un album extrêmement solide qu’on n’avait pas vu venir.
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#7 : Boosie Badazz – Touch Down 2 Cause Hell
Les mêmes arguments que ce que j’avais avancé au milieu de l’année. Un projet pour lequel Boosie a trempé ses couilles dans l’acide. Une hargne et une rage au micro qui sont communicatives. Son séjour en prison lui insuffle une énergie folle. Un vrai plaisir à écouter encore et encore, malgré la longueur du projet, véritable exploit.
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#6 : The Internet – Ego Death
La petite douceur, le petit air frais de mon top. Une pointe de soul/r’nb n’a jamais tué personne, au contraire. J’ai totalement découvert ce groupe (issus du collectif Odd Future qui n’est plus) cette année avec cet album et j’en suis franchement tombé amoureux. Syd Tha Kyd au micro est envoutante. Une légèreté et délicatesse qui font voyager.
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#5 : Vince Staples – Summertime ’06
Ce projet est celui d’un prodige. L’effroi des rues de Los Angeles, le trafic de drogues, les guerres de gangs, les bavures policières… tout ça raconter avec un aplomb qui fout froid dans le dos par un Vince Staples quasi stoïque. Un grand album.
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#4 : Jay Rock – 90059
L’attente de près de 4 ans pour enfin avoir le droit d’écouter le deuxième album de membre fondateur de TDE aura valu le coup. Jay Rock nous livre un album d’une intensité folle en s’essayant à un nouveau style, plus en souplesse et subtilité que ce à quoi nous avions l’habitude. Un style qui lui va comme un gant. Pas un seul déchet sur ce projet qui confirme très clairement qu’il n’a rien à envier à ses confrères de label.
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#3 : Lupe Fiasco – Tetsuo & Youth
Ce come-back en état de grâce de Lupe Fiasco c’est encore mieux que le retour de Rocky. Enfin libéré des chaines d’Atlantic Records, le rappeur de Chicago nous propose enfin un nouvel album à la hauteur de son talent fou. On retrouve l’ingéniosité dans sa plume, des choix musicaux audacieux et judicieux. Enfin ! Alors qu’on l’avait jeté aux oubliettes, Lupe ressurgit de nul part et nous promet déjà 3 albums supplémentaires pour 2016… Hâte !
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#2 : PNL – Le Monde Chico
C’est la première fois depuis que je fais mes palmarès annuel qu’un album de rap français vient s’y loger. De plus, c’était vraiment à deux doigts que je le positionne en première place, véridique. Tellement je l’écoute en boucle sans m’en lasser depuis sa sortie, incroyable. Je sais très bien que 2 personnes sur 3 lisant ce palmarès seront révoltés de voir PNL cité mais cet album est tout simplement fabuleux. Effet de mode ou vrai classique ? Seul le temps le dira mais en attendant c’est une vraie claque à chaque écoute. QLF !
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#1 : Yelawolf – Love Story
Dès la première écoute Love Story était devenu mon album préféré de 2015, il n’a jamais quitté cette place depuis le mois d’avril (si je ne m’abuse). Après un Radioactive totalement raté qui ne lui ressemblait pas du tout, Yelawolf semble vraiment avoir sorti l’album qu’il voulait faire et trouver la musique qu’il souhaite proposer au public. On le sent libre et responsable des choix qu’il prend et cela se ressent vraiment. Un putain d’album !
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La déception :
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Cherry Bomb – Tyler The Creator
J’avais adoré Wolf et j’attendais énormément la suite, provenant d’un artiste qui prend des risques et tente des choses. Ce projet a clairement fait un énorme plouf pour moi. Je n’ai pas su l’écouter en entier en une fois de l’année. Trop bruyant, trop brouillon. C’est non, non et non. Très déçu.