LA PLAYLIST DU 30 – Avril ’16

LA PLAYLIST DU 30 – Avril ’16

La refonte du design n’est pas la seule modification que j’ai souhaité apporter au renouveau de ce blog musical. L’ajout de nouvelles rubriques était également quelque chose que je voulais voir naitre. Voici donc la première : LA PLAYLIST DU 30. Comme son nom l’indique, je proposerai un mix de morceaux extraits des sorties officielles du mois s’achevant. Je ne sais pas encore si je publierai cette rubrique de manière mensuelle ou bimestrielle. J’ajusterai avec le retour d’expérience… Pour ce premier numéro, je triche un petit peu et inclus des morceaux de tout le début d’année, afin de compenser mon retard. Montez le son !

  1. Kanye West – Ultralight Beam (feat. Chance The Rapper, The Dream & Kirk Franklin)
  2. DJ Quik & Problem – Rosecrans (feat. The Game & Candace Boyd)
  3. Kevin Gates – 2 Phones
  4. Anderson .Paak – I Am Wrong (feat. ScHoolboy Q)
  5. David Banner – My Uzi (feat. Big K.R.I.T.)
  6. Royce Da 5’9″ – The Banjo (feat. Westside Gunn, Conway & Styles P)
  7. Coz – My Side
  8. Westside Gunn – Over Gold
  9. Flatbush Zombies – This Is It
  10. Kendrick Lamar – untitled 2 l 06.23.2014.
  11. Stalley – Hunnid Stax
  12. Boosie Badazz – Go Away (feat. Z-Ro)
  13. Future – Perkys Calling
  14. A$AP Ferg – Psycho
  15. eLZhi – February
  16. STATIK KXNG – Lost a Fan
  17. Royce Da 5’9″ – America
  18. Wiz Khalifa – iSay (feat. Juicy J)
  19. Boosie Badazz – Cancer
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DJ Quik & Problem – ROSECRANS EP

DJ Quik & Problem – ROSECRANS EP

 16 années séparent « le vieux » DJ Quik et « le jeune » Problem, deux rappeurs de générations différentes qui s’unissent ici pour un projet collaboratif : ROSECRANS EP.

Aussi surprenant qu’agréable, cet EP a pour sujet principal la ville d’origine des deux artistes, Compton. C’est d’ailleurs pour cela que le projet est titré d’après une avenue connue de Los Angeles (« It’s a long ass Avenue that goes from the beach to the streets »). A signaler également que les deux natifs de L.A. coproduisent ensemble la totalité du projet qui est donc pour le coup, entièrement collaboratif.

Et comme si le tout ne contenait pas assez de sang Comptonien c’est (The) Game qui ouvre le bal par un morceau particulièrement lay-back avec le très ensoleillé « Rosecrans » (sans oublier la délicieuse Candace Boy au refrain). Suit alors une instrumentale que Quik a trempée dans la g-funk pour notre plus grand plaisir (« A New Nite »). Wiz Khalifa s’intègre très justement au délire en tant que bon consommateur de produits verts sur l’entrainant « This Is Your Moment ».

Globalement, la nuque va du nord au sud, en passant par l’est pour se coucher à l’ouest sous le soleil californien. Un ambiance générale qui fera que notre printemps gris et froid accouchera d’une lueur chaude et envoutante. Au-delà de productions sans aucune fausse note, on salue bien évidemment les compères au micro. L’impeccable groove de DJ Quik la légende et le flow doux comme du miel de Problem. Ce dernier étant un éternel espoir pour le moment, des mixtapes à son actif mais rien de bien convaincant sur la longueur, surtout des couplets en tant qu’invité. Ici, notamment sur « You Are Everything » et « Straight To The City With It », le natif d’Allemagne (eh oui !) prouve sa qualité au micro et du fait qu’il peut être captivant sur tout un morceau.

Pour faire court, un EP surprise tellement plaisant. Il squattera assurément nos playlists quand les rayons de Râ perceront enfin ce voile nuageux. Pour tout dire, on fait déjà tourner ça à fond dans les enceintes de notre tire en roulant sur n’importe quelle avenue de la ville, pourvu qu’elle nous mène aux chaleurs de Rosecrans Avenue.

4,25/5

Soutenez DJ Quik & Problem en achetant ROSECRANS EP.

eLZhi – LEAD POISON

eLZhi – LEAD POISON

De ses projets en tant que membre de Slum Village à son premier album solo, THE PREFACE (2008), eLZhi a longtemps été reconnu comme l’une des plumes les plus aiguisées de Détroit. Jusqu’à son hommage au classique de NaS ILLMATIC, qui a d’ailleurs fêté ses 22 ans il y a peu, avec la mixtape acclamé par la critique : ELMATIC. Depuis, silence radio et beaucoup s’étaient résolus à ne jamais entendre une note de LEAD POISON, tel DETOX de Dr. Dre.

Un album pour thérapie

Cette traversée du désert de 8 ans, eLZhi la justifie au fur et à mesure de ce deuxième album. De la perte d’êtres proches (celle du légendaire J Dilla notamment sur l’incroyable « February »), à la brouille avec T3 des Slum Village le conduisant à quitter le groupe (« CoSIGN ») en passant par des travaux d’intérêt général (« Weedipedia »). C’est vers la bouteille plutôt que vers le stylo que le pourtant très talentueux emcee s’est tourné. Et quand bien même le natif de Détroit a tenté de reprendre son envol, sa dépression et le fameux writer’s block (syndrome de la feuille blanche) l’ont cloué au sol.

Oh February, February
You took a friend from me who wasn’t just some celeb you buried
He inspired us all musically
You came around and changed things, I want it how it used to be

« Medicine Man » synthétise parfaitement cet état d’esprit : des balbutiements en introduction et puis s’avouer qu’il faut parler et rapper de ses maux pour s’en défaire, tel un exutoire (« The Healing Process »). eLZhi a trop été encombré par ses pensées par le passé, c’est réellement cette peine qu’il a trainée depuis quelques années, sans rien laisser transparaître. La pochette de l’album correspond d’ailleurs parfaitement à cela et au projet globalement.

L’introspection n’est pas le seul sujet abordé. eLZhi fait également preuve de ses talents en story-telling sur des morceaux qui trouvent parfaitement leur place sur la galette, sans jamais jurer avec le sujet principal. Le rappeur imagine notamment qu’il se transforme en vampire sur l’angoissant « She Sucks » avec une production stridente, collant parfaitement au thème, de Agor. L’ancien membre de Slum Village se livre également à un exercice bluffant sur « Hello!!!!! » dans lequel il (ré)invente des métaphores et jeux de mots épatants liés au procédé d’enregistrement d’un morceau et celui d’écoute de l’auditeur. Pour en terminer avec l’intelligence d’eLZhi, on ne peut omettre « Misright ». La quête de « Miss Parfaite » littéralement, durant laquelle il a rencontré des « miss » avec qui ça ne collait pas (« Misunderstood », « Mistake », « Miscommunication » ou encore « Mislead »).

Maybe you’re talking over me
Or turn the volume down
Or cut me off mid-sentence
I’m painstakingly furious
You could be asleep but you need you brain awake to be curious
Cause I’m really here on the other side of your speaker
And what’s standing between us is some wires and a tweeter

Avec LEAD POISON, eLZhi démontre encore une fois qu’il est l’ un des rappeurs et lyricistes les plus doués de sa génération (et pas que). Un flow impeccable qui ne s’est pas encrassé avec le temps (« The Healing Process » le prouve parfaitement) et une énergie retrouvée. Même pour « Two 16’s » sur lequel on pense avoir droit à deux couplets de 16 mesures type freestyle, eLZhi nous raconte en fait une histoire de deux adolescents de 16 ans au destin lié, et c’est superbe !

Le seul (vrai) point qui mérite d’être revu est la production. Parfois trop sombre et manquant de mordant (contrairement à l’énergie du rappeur), on souhaiterait parfois que ça décolle davantage. Bien que le thème de l’album soit globalement la dépression et le mal-être, si on devait être tatillon on pourrait s’attarder sur cet aspect d’un excellent album néanmoins.

4/5

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David Banner – BEFORE THE BOX

David Banner – BEFORE THE BOX

Acteur, producteur, activiste. Au fil de sa carrière, David Banner s’est découvert de nombreuses occupations qui ont relégué son activité de rappeur au second, voir troisième plan. Le natif du Mississippi a pourtant un tas de choses à dire et pour cela il reprend le micro en main pour nous préparer THE GOD BOX, qui devrait sortir cette année, la mixtape BEFORE THE BOX, comme son nom l’indique, précéde sa sortie.

Malgré un compteur horaire qui affiche 42 ans, le sudiste ne s’est pas assagit, au contraire. Son retour ne s’est pas fait de manière forcée mais tout naturellement. On le ressent dans le mordant et l’énergie qu’il dégage (toujours) dans chacune de ses interprétations. Un écorché vif au sang bouillant. « Pain » est un condensé assez incroyable de toutes ses émotions. Le thème d’inégalités sociales et raciales est prépondérant et est le carburant principal de Mr. Banner.  Le très explicite « F* La Policia » en témoigne. On y retrouve un T.I. qui reprend de plus en plus de couleurs et qui devrait d’ailleurs sortir un album dans la semaine qui arrive, à suivre.

L’identité musicale est tout naturellement sudiste, logique. Et ça on y a droit dès le premier morceau, l’incisif « My Uzi » dont le refrain est basé sur un sample du morceau « Suicide Doors » (présent sur l’album de Banner : THE GREATEST STORY EVER TOLD (2008)) et la voix du légendaire Pimp C. Dessus on y retrouve également un vire-voletant Big K.R.I.T. toujours aussi à l’aise avec un micro. « Black Fist » et le premier couplet de David Banner laisse sans voix tant son énergie et son texte nous frappe en plein estomac pour nous couper le souffle. Un choc.

These crackers got drones. They are flying their saucers
Keep your white jesus, don’t pray to your crosses
They are burning our churches, K.R.I.T. pass me the UZI
I know how to work it; I know how to Squirt it
No Martin, No Luther, No King, No Marching No choirs don’t sing
The same christian lovers that raped our GrandMothers and hung our GrandFathers from trees
They are enemies!

« Cross », « Malcom X »,« Evil »… le ton se veut très sérieux et intense. Banner nous crache ses rimes acerbes et ne nous laisse pas une minute de repos. Tant de frustration, de rage et de force dans la verve.

Un réel plaisir de retrouver David Banner avec cette fougue d’éternel révolutionnaire. L’avant goût pour son album en préparation met clairement l’eau à la bouche. Un projet brut et sans compromis. BEFORE THE BOX est une bonne vieille claque comme on aime en prendre. Vivement la suite…

3/5

Téléchargez gratuitement la mixtape BEFORE THE BOX de David Banner.

Westside Gunn – FLYGOD

Westside Gunn – FLYGOD

Tout droit sorti de l’underground New Yorkais mais aujourd’hui résidant du sud (Atlanta, GA), Westside Gunn s’est bâti une petite notoriété depuis deux, trois ans avec sa série de projets HITLER WEARS HERMES (1, 2 et 3). Toujours fourré avec son acolyte au visage à moitié paralysé Conway, leur EP GRISELDA GHOST a également fait des remous dans les eaux troubles des bas-fonds du rap de la côte est l’an dernier. FLYGOD est le premier album studio de WSG, sorti sur son propre label Griselda Records le 11 mars dernier.

Au premier abord la voix du rappeur originaire de Buffalo peut déstabiliser de par son ton aiguë et juvénile, qui semble dénoter avec les sonorités froides et les textes sérieux (voir complètement gangsta-rap) de l’interprète. On comprend vite que ces deux éléments mixés ensemble cohabitent parfaitement pour donner lieu à une chose : l’originalité. L’ambiance générale est ce qui permet d’attirer l’auditeur dès la première écoute. Ces productions, parfois minimalistes mais souvent grandioses, rappellent sans équivoque un maître en la matière de l’underground de NYC : Roc Marciano. C’est d’ailleurs tout sauf une surprise de retrouver ce dernier à la production de « Hall » et au micro sur l’incroyable « Omar’s Coming » (les connaisseurs de The Wire apprécieront la référence à ce personnage mythique de la série). C’est également avec beaucoup de sens que l’on trouve un morceau « Free Chapo » sur l’album, célèbre mafieux à moustache qui va rapidement s’inscrire dans les références aux côtés de Scarface et Don Corleone (entre autres).

En terme d’invités, le gros Action Bronson vient échanger quelques bars avec le rappeur New Yorkais sur une magnifique production signée Alchemist (« Dudley Boyz »). Des chœurs de violons sans percussion, un vrai moment en apesanteur. En parlant de producteur, après avoir été convié sur GRANDEUR l’an dernier, Westside invite à son tour Apollo Brown pour « Mr. T ». On reconnaitrait un beat du producteur du Michigan parmi des milliers. Il en a va de même pour la contribution de Statik Selektah sur « 50 Inch Zenith » sur lequel Skyzoo nous gratifie d’une performance remarquable, comme souvent avec lui. Pour la grande majorité du reste de l’album, les productions sont assurées par Daringer et elles assurent vraiment, littéralement. Lancer « Chine Gun » pour vous en persuader, un régal. C’est exceptionnel.

Je ne connaissais pas Westside Gunn avant d’avoir lancé FLYGOD et je ne remercierai jamais assez les personnes m’ayant poussé à écouter ce projet et découvrir ce rappeur. C’est très nettement ma plus belle découverte musicale de 2016, à ce jour et cet album sera dans mon top de l’année, cela ne fait aucun doute. Du début à la fin le plaisir est présent et les déchets absolument absents. 18 morceaux et aucune longueur durant cette petite heure (58 minutes pour être précis) de justesse bluffante. Une réussite, tout simplement. Vivement la suite, venant de WSG et de Conway qui fait également forte impression (petit cadeau, ce dernier vient tout juste de sortir une mixtape : 50 ROUND DRUM). Pas de souci, avec de tels talents émergents, la côte est américaine a de très beaux jours devant elle.

4,75/5

Soutenez Westside Gunn en achetant FLYGOD.

PALMARÉS – Année 2015

dr-dre-compton#10 : Dr. Dre – Compton : A Soundtrack By Dr. Dre
Pas mal d’autres albums auraient pu occuper cette place… j’ai beaucoup apprécié et écouté ce dernier projet du Docteur. Si je le mets dans mon top c’est que c’est mérité mais aussi et surtout pour rendre hommage à l’artiste qui est et restera l’un des grands noms du hip-hop et de la musique plus globalement. Au revoir et merci pour tout ce que tu as fait pour cet art André.f

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#9 : Freddie Gibbs – Pronto EP
J’en vois d’ici se gratter la tête. Quoi ? Un EP de trois morceaux sur un top de fin d’année ? Trois morceaux que j’ai écouté dès la sortie jusqu’à encore aujourd’hui. « Pronto », « White Range » et « Diamonds »… pas une fausse note, cet EP c’est la perfection. Avec cette place, je récompense aussi en même temps son album Shadow Of A Doubt sorti plus récemment mais comportant quelques déchets. Je souhaitais donc souligner ce mini projet, qui est parfait. Thug life never died n*gga !
 f
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#8 : Ludacris – Ludaversal
Déjà dans mon top de milieu d’année, Ludaversal a réussi à conserver une place dans le top final de l’année. Un retour en force de Ludacris, un retour des méandres, vraiment. Après l’EP Burning Bridges sorti quelques moins auparavant, qui était très prometteur, le rappeur d’Atlanta transforme l’essai et nous livre un album extrêmement solide qu’on n’avait pas vu venir.
 f
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#7 : Boosie Badazz – Touch Down 2 Cause Hell
Les mêmes arguments que ce que j’avais avancé au milieu de l’année. Un projet pour lequel Boosie a trempé ses couilles dans l’acide. Une hargne et une rage au micro qui sont communicatives. Son séjour en prison lui insuffle une énergie folle. Un vrai plaisir à écouter encore et encore, malgré la longueur du projet, véritable exploit.
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#6 : The Internet – Ego Death
La petite douceur, le petit air frais de mon top. Une pointe de soul/r’nb n’a jamais tué personne, au contraire. J’ai totalement découvert ce groupe (issus du collectif Odd Future qui n’est plus) cette année avec cet album et j’en suis franchement tombé amoureux. Syd Tha Kyd au micro est envoutante. Une légèreté et délicatesse qui font voyager.
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#5 : Vince Staples – Summertime ’06
Ce projet est celui d’un prodige. L’effroi des rues de Los Angeles, le trafic de drogues, les guerres de gangs, les bavures policières… tout ça raconter avec un aplomb qui fout froid dans le dos par un Vince Staples quasi stoïque. Un grand album.
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#4 : Jay Rock – 90059
L’attente de près de 4 ans pour enfin avoir le droit d’écouter le deuxième album de membre fondateur de TDE aura valu le coup. Jay Rock nous livre un album d’une intensité folle en s’essayant à un nouveau style, plus en souplesse et subtilité que ce à quoi nous avions l’habitude. Un style qui lui va comme un gant. Pas un seul déchet sur ce projet qui confirme très clairement qu’il n’a rien à envier à ses confrères de label.
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#3 : Lupe Fiasco – Tetsuo & Youth
Ce come-back en état de grâce de Lupe Fiasco c’est encore mieux que le retour de Rocky. Enfin libéré des chaines d’Atlantic Records, le rappeur de Chicago nous propose enfin un nouvel album à la hauteur de son talent fou. On retrouve l’ingéniosité dans sa plume, des choix musicaux audacieux et judicieux. Enfin ! Alors qu’on l’avait jeté aux oubliettes, Lupe ressurgit de nul part et nous promet déjà 3 albums supplémentaires pour 2016… Hâte !
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#2 : PNL – Le Monde Chico
C’est la première fois depuis que je fais mes palmarès annuel qu’un album de rap français vient s’y loger. De plus, c’était vraiment à deux doigts que je le positionne en première place, véridique. Tellement je l’écoute en boucle sans m’en lasser depuis sa sortie, incroyable. Je sais très bien que 2 personnes sur 3 lisant ce palmarès seront révoltés de voir PNL cité mais cet album est tout simplement fabuleux. Effet de mode ou vrai classique ? Seul le temps le dira mais en attendant c’est une vraie claque à chaque écoute. QLF !
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#1 : Yelawolf – Love Story
Dès la première écoute Love Story était devenu mon album préféré de 2015, il n’a jamais quitté cette place depuis le mois d’avril (si je ne m’abuse). Après un Radioactive totalement raté qui ne lui ressemblait pas du tout, Yelawolf semble vraiment avoir sorti l’album qu’il voulait faire et trouver la musique qu’il souhaite proposer au public. On le sent libre et responsable des choix qu’il prend et cela se ressent vraiment. Un putain d’album !
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La déception :
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Cherry Bomb – Tyler The Creator
J’avais adoré Wolf et j’attendais énormément la suite, provenant d’un artiste qui prend des risques et tente des choses. Ce projet a clairement fait un énorme plouf pour moi. Je n’ai pas su l’écouter en entier en une fois de l’année. Trop bruyant, trop brouillon. C’est non, non et non. Très déçu.